Cinéma d’aujourd’hui
Foon
Les Quiches
Dans un lycée de la banlieue ouest de Philadelfoon, there is une règle d’or instaurée depuis longtime by la directrice Miss Smokingkills : the pouvoir appartient aux élèves rebelles, branleurs et très fashion : les Foons. The couronne and the bal de promo leur sont exclusivement réservés. They font tout what qu’ils veulent dans le lycée, les autres élèves subissent leur tyrannie…
Foon est issu de l’imagination fertile du collectif Les Quiches(« Parce que c’est chic à l’envers ! »). Ce groupe de huit inséparables passionnés de théâtre et de cinéma fait connaissance en 1999 au Sudden Théâtre, dans le cours de Raymond Acquaviva. En 2000, ils décident de faire équipe et de former le collectif Quiche Production. Pendant trois ans, ils réalisent près de 60 courts métrages. Le bouche-à-oreille se met à fonctionner lorsque, tous les troisièmes dimanches du mois, certaines de leurs œuvres sont projetées au Réservoir, un restaurant parisien.
Parallèlement, les Quiches participent à de nombreux festivals. Lors du Festival de Jemmapes, ils remportent le Jemmapes d’Or du Meilleur court métrage pour Grease Side Story. Le Président du Jury de la manifestaion, le producteur Louis Becker, est enthousiasmé : il leur propose d’adapter Grease Side Story sur grand écran. Foon est né. Depuis, ils ont présenté en septembre 2005 leur programme court Allo’Quiches sur Canal +.
Romance
Catherine Breillat
Paul et Marie s’aiment mais ne font plus l’amour. C’est lui qui ne la désire plus. Désespérée et humiliée, Marie va accumuler les expériences sexuelles en quête de l’amour idéal…
Avec Romance, Catherine Breillat explore le mécanisme de l’aliénation amoureuse et s’interroge sur la tyrannie des sentiments. Un film impressionnant, réflexion audacieuse sur la nature de la jouissance.
Roberto Succo
Cédric Kahn
Banlieue de Venise, 1981. La brigade anti-criminelle italienne force la porte d’un appartement pour découvrir l’horreur : un homme et une femme sauvagement massacrés. Roberto Succo a assassiné ses propres parents. Quelques années plus tard, ils dansent. Elle c’est Léa, une lycéenne. Lui s’appelle Kurt. Ils viennent de se rencontrer sur la Côte, à la fin des vacances. Sur l’itinéraire de la Côte-d’Azur à la Savoie ont lieu des cambriolages en série, des agressions, des rapts de femmes, des meurtres incompréhensibles. Les gendarmes enquêtent, recoupent méthodiquement les faits qui les mènent sur la piste d’un dangereux criminel italien en cavale…
Tiré d’une authentique affaire criminelle, et inspiré du livre de Pascale Froment Je te tue. Histoire vraie de Roberto Succo assassin sans raison, Roberto Succo nous entraîne sur les traces d’un assassin qui a terrorisé le Sud-Est de la France à la fin des années quatre-vingts.
Une enquête palpitante pour un film sans concession, signé par le réalisateur de l’Ennui.
3 Hommes et un couffin
Coline Serreau
Ils sont trois, amoureux du luxe, des femmes quand elles ne font que passer et de leur liberté… Pierre, Jacques et Michel partagent un luxueux appartement dans le Marais à Paris. Stewart, Jacques s’envole pour trois semaines au Japon en laissant un message aux deux autres compères : « Un copain déposera un paquet et passera le reprendre plus tard… ». Quelle stupéfaction lorsque Pierre et Michel se retrouvent « nourrices » d’un bébé déposé dans un couffin au seuil de la porte. Le paquet de Jacques ? Sans aucun doute. L’aventure se complique lorsqu’un second « paquet » plus compromettant est livré.
D’hommes libres et insouciants, ils vont devenir des suspects traqués par la police et des « nounous » attentives aux couches de bébé et à l’heure du biberon !
« La comédie culte » des années 80, un des plus grands succès du cinéma français servi par des acteurs géniaux à l’humour ravageur. Un énorme vaudeville sentimental dont le comique de situation - 3 pauvres « mâles » confrontés au plus extraordinaire des OVNI, un bébé… - a séduit plus de 10 millions de spectateurs et obtenu 3 Césars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur scénario.
Le Pont des Arts
Eugène Green
Paris, fin des années 70. Pascal, étudiant, repousse résolument le moment de commencer sa maîtrise en philosophie, son amie Christine ne parvient pas à comprendre sa désinvolture. Sarah est chanteuse dans un quatuor de musique baroque et se lance à corps perdu dans l’enregistrement du Lamento della ninfa de Monteverdi. Une histoire d’amour impossible entre deux jeunes gens qui ne se rencontrent jamais, touchés pareillement et liés intimement par la musique.
Un vent de folie douce et d’humour fantastique plane sur ce Pont des Arts, lieu d’une rencontre des plus étrange entre un vivant et un mort. Eugène Green traque ici l’énigme du verbe et l’empreinte sacrée de l’invisible avec profondeur et légèreté. Le résultat est d’une férocité tordante et d’une intelligence réjouissante. Un film sur la grâce, touché par la grâce et dont on sort totalement irradié.
Le Monde vivant
Eugène Green
Cette fable à l’ancienne - avec son ogre, sa princesse emprisonnée, ses enfants, ses chevaliers, ses combats à l’épée - se passe de nos jours… D’une brûlante actualité donc, elle n’est pas dépourvue d’humour… Un ogre dévore les enfants dans une contrée indéterminée. Il a également séquestré une jeune femme, jolie et fraîche, et fait le désespoir de son épouse, végétarienne et meurtrie dans sa fibre maternelle par les instincts de son mari. Non loin de là, au cœur d’une forêt paisible et touffue, deux chevaliers, dont l’un est lié à la demoiselle emprisonnée par l’ogre, se mettent en quête du château de ce dernier afin de le défier et de débarrasser la forêt de ses méfaits.
Un « Objet Filmique Non Identifié ». Bienvenue dans le monde baroque, décalé, théâtral, épique et poétique d’ Eugène Green où les gens ressuscitent sans donner d’explication, où les épouses et les ogres sont végétariens et où les arbres bougent et parlent. Certains films nous plombent, d’autres nous allègent. Certains films ferment le monde, le dissèquent pour mieux l’analyser, d’autres ouvrent notre champ, élargissent notre regard, repoussent les frontières et donnent libre cours à notre imagination. Le Monde vivant est de ceux là. Un film rare qui nous anime.
Le Grand chemin
Jean-Loup Hubert
Eté 1959, Louis, 9 ans, est envoyé pour les vacances en Bretagne, chez une amie de sa mère, Marcelle. En compagnie de Martine, une gamine du village espiègle et délurée, le petit Parisien va découvrir les vrais plaisirs de la vie à la campagne, quelques jeux interdits ou dangereux comme grimper impétueusement sur le toit de l’église. Entre Marcelle et son mari Pelo, les choses vont mal. Louis est le témoin des tensions qui déchirent le couple. Mais il représente aussi l’espoir d’un nouveau départ…
Un film rare qui a le charme des souvenirs d’enfance et des vacances à la campagne. Une somme de saynètes où tout nous parle et sonne juste : l’odeur de l’herbe fraîche, les lapins qu’on s’amuse à nourrir dans leurs cages, les commères sur le pas de la porte, le fossoyeur qui a toujours « un coup » de trop, le curé au sermon hésitant qui fait les cent pas devant l’église… Un des grands succès du cinéma français (plus de 3 millions de spectateurs). Un régal servi par de très grands acteurs.
Depuis qu’Otar est parti
Julie Bertucelli
En Géorgie trois femmes de trois générations vivent seules dans un petit appartement à Tbilissi. La grand-mère, Eka, vieille dame délicieuse, francophile et légèrement nostalgique de l’époque stalinienne, où l’électricité était plus fiable, Marina, sa fille et sœur d’Otar, diplômée, gagne modestement et tristement la vie de la famille. Enfin, Ada, la petite-fille, interprète du russe au français, rêverait d’être à Paris, elle aussi…
Otar, l’homme de la famille, le fils, le frère et l’oncle, médecin, a quitté le pays pour aller travailler en France et tenter d’obtenir une vie meilleure. Il téléphone de temps à autre et écrit en racontant Montmartre, Saint-Germain-des-Prés… Eka, revit et se transfigure à chaque missive, à chaque appel.
Un jour, Marina et Ada apprennent qu’Otar est mort, tombé de l’échafaudage où il travaillait. Epouvantées, anéanties, elles se refusent à en parler à la grand-mère et décident de lui faire croire qu’il est toujours vivant. Ada écrit donc des lettres qu’elle invente en imitant l’écriture de son oncle, tandis qu’elle et sa mère se serrent la ceinture pour faire croire que rien n’a changé.
Finalement la grand-mère n’y tenant plus, décide de partir pour Paris avec ses fille et petite-fille et de revoir Otar.
Une comédie douce et amère, un film poignant où le dit et le non-dit créent une trame délicate, intense, subtile. Trois personnalités de femmes sublimes ; un peu comme la même femme à trois âges de la vie… Un « film-peinture de la vie en Géorgie » en plein chaos post soviétique aussi, filmé par une jeune réalisatrice, Julie Bertuccelli, au talent prometteur…
20 nuits et un jour de pluie
Lam Lê
Elle est d’ici et revient de là-bas pour un bref instant. Il est de là-bas et vit ici depuis un très long moment. Avec le temps qui passe, les liens avec leur pays d’origine se relâchent. Elle avec la France de son père à qui elle n’a pas pardonné. Lui avec le Vietnam avec qui il ne s’est pas réconcilié. En l’initiant aux vertiges de son Asie à elle, la femme d’ici croit réveiller en l’homme venu de là-bas la part d’Asie refoulée en lui. Mais elle se heurte à un bloc mutique, un roc d’orgueil à l’image du linga sur le yoni en pierre du volcan de là-bas. 20 nuits qui prennent naissance dans les feux de la Saint-Jean et qui se consument au feu d’un 14 juillet colonial. Une histoire de passion, de corps. Un chassé-croisé entre féminin et masculin.
Un quasi huis clos intense, sensuel, magique et entraînant, où 2 amants essaient de s’insuffler le souffle de leurs pays perdus. Une œuvre magnifique, d’une sensualité pure et étonnante, très bien rendue par les deux comédiens, la moiteur, le choix des vêtements et une perception vraie de ce qu’est l’érotisme : une épaule, une bretelle de corsage qui tombe, une nuque dégagée…
Vers le Sud
Laurent Cantet
Début des années 80. Haïti vit sous la coupe du dictateur Baby Doc. Malgré tout, le pays reste une destination touristique très prisée.
L’hôtel de La Petite Anse, installé sur une plage de la banlieue de Port-au-Prince, est un véritable éden tropical autour duquel gravite une bande de jeunes garçons qui échangent leurs charmes et leur tendresse contre quelques faveurs, un bon repas, parfois quelques dollars… et surtout un peu d’affection et de calme. Deux clientes américaines d’une cinquantaine d’années, en mal de tendresse et de sexe, voient leur vie bouleversée par la véritable passion amoureuse qu’elles éprouvent l’une et l’autre pour Legba, dix-huit ans tout au plus et beau comme un dieu, qu’elles viennent retrouver là chaque année.
Vers le Sud décrit le désir de ses femmes, leur rivalité, mais aussi leur difficulté à prendre en compte la réalité sociale extrêmement dure qui entoure ce petit coin de paradis. Ce film confirme le talent de Laurent Cantet (Ressources humaines, L’Emploi du temps) et consacre un trio d’acteurs magnifique et envoûtant : Charlotte Rampling, Karen Young et Ménothy César.
Le Battement d’ailes du papillon
Laurent Firode
Récit d’un journée où série d’évènements qui conduisent un homme et une femme à se rencontrer. Younès et Irène se croisent un matin dans le métro, échangent un regard furtif, se perdent et finissent par se retrouver… On y apprend qu’il aura fallu pour que naisse cette histoire d’amour, les effets conjugués de la pleine lune, d’un carré de chocolat, d’une machine à café qui tombe en panne, du mensonge d’un homme lâche, de la planète Vénus, du cauchemar d’un enfant, d’un trésor découvert dans une bouteille de lait, d’un blouson jaune jeté sur le trottoir… Ne dit-on pas qu’un simple battement d’ailes de papillon dans l’Atlantique peut provoquer un ouragan dans l’océan Pacifique ? N’hésitez pas, parfois à faire un acte idiot, gratuit et dérisoire ! Car il peut bouleverser l’ordre du monde.
Premier long métrage de Laurent Firode, ce film marque les débuts de Faudel au cinéma, étonnant de présence et confirme la grâce de Audrey Tautou, décidément délicieuse.
Construit comme une intrigue policière, Le Battement d’Ailes du Papillon se joue des hasards et des rencontres pour dessiner une « fresque urbaine » vivante et réaliste ; une mosaïque de destins croisés où s’entremêlent les histoires d’une vingtaine de personnages tous plus farfelus, vrais et attachants les uns que les autres !












