du pain et des jeux (suite)

Jésus Paradis, petit bar sympathique du 10° arrondissement de Paris. Jésus Paradis du prénom de sa patronne, Jésus, charmante et dynamique brésilienne. Avec l’aide du magicien des cocktails, Thibaut, elle met en route la projection sur grand écran des matchs de la Coupe du Monde. Enfin sa sélection, ceux du Brésil et de la France. Le reste du temps la play-liste de Thibaut encourage les énergies à discuter sans fin. C’est l’ambiance du quartier. Après la réjouissance de France-Suisse, la déception d’une équipe mollassonne, sans harmonie. Une qualification sans grâce. Dommage, on aimerait que ses champions soient toujours beaux et rassurants.

L’Algérie se qualifie. Barbès s’enflamme. Content pour nos voisins d’outre méditerranée. Mais le foot est décidément producteur d’excès nationaliste et xénophobe. Je n’aime pas le communautariste, même si je comprends l’attachement à ses origines. Là nous avons envie de dire, gardons raison. Parole perdue! Voilà, je me prends au jeu du jeu, à la cohésion du groupe, à l’indignation devant les mauvais, les mauvais joueurs qui croquent l’épaule ou croc en jambe, les arbitres qui ne peuvent pas tout voir. Trop ignorant des règles, je m’énerve devant le coup qui pousse. C’est physique, me dit mon fils. Je croyais que c’était au rugby que l’on pouvait se pousser, que là c’était la passe, le jeu du dribble…La Coupe du Monde 2014, une sacrée révision du code de bonne conduite. Ça remplace la guerre, me dit encore un optimiste. Bon, si c’est vrai!

 

 

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